Daniel Marie, récemment parti à la retraite, est l’exemple de la transmission du métier de bouilleur ambulant. Une réalité apparaît clairement : lorsque la succession est préparée, le métier continue. Et il peut attirer une nouvelle génération prête à s’engager !
La succession ne se résume pas à une formalité administrative. Lorsqu’un bouilleur ambulant cesse son activité, il laisse un secteur, une clientèle et un savoir-faire acquis sur plusieurs décennies. Si personne ne reprend, c’est un service local qui disparaît. Lorsqu’un repreneur s’engage, c’est tout un territoire qui reste desservi.
L’article publié par La Voix (édition du Bocage, décembre 2025) illustre cette situation avec le départ à la retraite de Daniel Marie après quarante-trois années d’activité dans le Calvados et la Manche. Environ 250 clients dépendaient de ses tournées saisonnières. Au moment d’envisager son départ, il a recherché un successeur pendant près d’un an. Certains clients auraient indiqué qu’ils cesseraient de produire du cidre destiné à la distillation si l’activité n’était pas reprise. Ce constat montre à quel point la présence d’un bouilleur ambulant conditionne la continuité d’une activité locale.
Daniel Marie à coté de son fidèle alambic. © Nathan Blouin
La reprise d’activité : une nouvelle génération prend le relais
Ingrid Hayton et Frederic Ripouteau. © La Voix Le Bocage
La succession s’est concrétisée avec Ingrid Hayton et Frédéric Ripouteau, qui ont choisi une reconversion professionnelle pour reprendre l’activité. Avant la transmission officielle, ils travaillaient depuis plusieurs semaines aux côtés de Daniel Marie afin d’apprendre les gestes techniques du métier et de rencontrer la clientèle. Cette phase d’accompagnement a permis une transition fluide, autant pour les repreneurs que pour les clients !
Le Syndicat National des Bouilleurs Ambulants a également accompagné les repreneurs dans leurs démarches de reprise. Cet appui a contribué à sécuriser la transmission et à clarifier les étapes indispensables à une installation durable.
Reprendre une activité de bouilleur ambulant suppose de maîtriser la distillation, d’assumer un secteur géographique et d’entretenir une relation directe avec les clients. Ce métier exige rigueur et engagement. Mais il offre surtout en retour une autonomie et un ancrage territorial ! Pour des personnes en réflexion sur une potentielle reprise d’activité de bouilleur ambulant, cet exemple démontre qu’une reprise organisée (et anticipée) est viable.
Si vous avez la moindre question vis-à-vis de l’activité ou bien à propos d’un projet de lancement en tant que bouilleur ambulant, n’hésitez pas à nous contacter !
Les Syndicat est à vos cotés !
La transmission se prépare. La relève peut commencer dès aujourd’hui.
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Adhérer, c’est entrer dans un réseau de professionnels aguerris aux bonnes pratiques de la distillation, bénéficier de conseils et partager à son tour son expérience.
Ce qu’apporte notre organisation professionnelle
VEILLE RÉGLEMENTAIRE
D’être à jour sur l’évolution et la réglementation en vigueur du métier
FORMATEURS
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DÉVELOPPEMENT
Le développement des compétences
CONGRÈS ANNUEL
Un congrès annuel avec les confrères de toute la France, en collaboration avec nos clients Bouilleurs de Cru
ENTRAIDE ET PARTAGE
Un syndicat à l’écoute et bienveillant